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III-Représentation des hauteurs en musique
4) Disposition des notes sur la portée a) Principes de notation
Les figures de note, dont la forme permet également d'indiquer les durées, sont placées soit sur les lignes, soit dans les interlignes de la portée. La hauteur est bien sûr indiquée par la position de la tête de la figure de note — la présence éventuelle d'une hampe n'entre pas en ligne de compte. Les lignes et les interlignes de la portée sont numérotés du bas vers le haut. Ainsi: On a l'habitude de représenter la fréquence des sons par les termes de grave, médium et aigu. Grave est synonyme de basse fréquence. « Descendre » signifie donc : « aller vers le grave ». Il s'agit également d'un adjectif — exemple : un son grave. Aigu est synonyme de haute fréquence. « Monter » signifie donc : « aller vers l'aigu ». Il s'agit également d'un adjectif — exemple : un son aigu. Le médium — en parlant d'une voix ou d'un instrument — est la zone moyenne, intermédiaire entre l'aigu et le grave.
1) Le cycle des fréquences
Si l'on part d'une fréquence quelconque, et que l'on monte, on finit par rencontrer, à une certaine hauteur, une nouvelle fréquence qui, d'une certaine façon, nous rappelle la fréquence initiale, mais en plus aigu ; si l'on continue de monter, on finit par rencontrer, une troisième fréquence apparentée aux deux précédentes, mais toujours en plus aigu, et ainsi de suite. C'est le principe dit de « l'équivalence des octaves ». Ainsi, tout se passe comme si on avait affaire à de véritables cycles de fréquences qui s'enchaînent régulièrement à l'infini. On a donc attribué le même nom aux fréquences qui sonnent de la même façon d'un cycle à l'autre — comme les trois fréquences de notre exemple. Par la suite, on a découvert un lien mathématique rigoureux entre les diverses fréquences de ces notes apparentées. En effet, de cycle en cycle, et en montant, la fréquence double à chaque fois. Ainsi, si dans notre exemple la première note a une fréquence de 1 000 Hz, les suivantes auront respectivement pour fréquence : 2 000 Hz, 4 000 Hz, 8 000 Hz, etc., et, de la même façon, les précédentes auront respectivement pour fréquence : 500 Hz, 250 Hz, 125 Hz, etc. Dans notre langage musical moderne, un tel cycle de fréquence s'appelle une octave Un octave est donc l’intervalle séparant deux sons dont les fréquences fondamentales sont en rapport de l'un à l'autre.
2) Appelation des 7 notes
Chaque cycle de fréquences comporte 7 notes, du grave à l'aigu.
3) Numérotation des octaves
Pour distinguer une note dans une octave, de la même note dans une autre octave, on affecte à chaque octave un numéro qui augmente de 1 lorsqu'on s'élève d'une octave. C'est pourquoi le la de 440 hertz a pour nom la 3. Le la de 220 hertz, situé une octave au-dessous, a pour nom la 2. . L'étendue d'une octave numérotée va du do au si, ce qui signifie qu'on change de numéro en montant du si au do. Au-dessus de si 2, vient do 3. Ce code n'est pas universel. Celui des états-unis est supérieur de 1. Autrement dit, ils appelent A 4 ce que les français appelent la 3. Or c'est leur standard qui est utilisé dans les logiciels d'édition et composition musicales les plus répandus. Bien évidemment, le numéro d'une octave diminue de 1 lorsqu'on descend. Au-dessous de l'octave 1, l'usage est de passer à l'octave -1. Cependant, on trouve également l'octave 0, probablement dans le standard américain, qui de ce fait, ajouté au décalage mentionné précédemment, n'utilise pas de notation négative.
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